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Crime Prevention

Nursery Crimes

 

Georges Hosking soutient qu’une bonne relation entre parents et bébés est la clef pour réduire la violence.

 

La violence dans le Royaume-Uni augmente rapidement. Parmi les crimes, la part de ceux qui sont violents augmentent en passant de 1,3% en 1950 à 5,6% en 1997. Chaque semaine en Angleterre, 3 à 4 enfants meurent entre les mains de leurs parents. Il y a beaucoup de facteurs de violence mais les racines les plus importantes sont dans la famille et commencent très tôt. Ceci est un sujet pertinent pour Relationel Justice. En mettant les relations familiales au coeur de la justice, cela nous force à considérer les différents chemins vers lesquels les ‘familles disfonctionnelles’ créent des tendances antisociales chez les enfants et aussi comment la détérioration des liens familiaux dans une grande société traduit cette tendance antisociale dans les comportements criminels. Dans cet article, j’étudie particulièrement comment une détérioration dans les relations entre parents et enfants peut créer enfants antisociaux et agressifs qui plus tard se tourneront vers des comportements criminels et abusifs. S’il est vrai que le principal facteur de violence est la discipline dure et irrégulière des parents, cela suit le fait qu’une des priorités pour corriger cette action serait d’améliorer les compétences parentales, surtout pour les parents de très jeunes enfants.

 

Il y a beaucoup de facteurs de violence comme une éducation perturbée, une situation de stress, une économie inégale, la grande pauvreté, le chômage, l’isolation sociale, le surpeuplement, le logement inadéquate, une culture de violence, le déclenchement des gènes violents par l’environnement, le régime alimentaire, l’alcool, la disponibilité des armes à feu, un manque d’enseignement spirituel et moral. Un grand nombre d’études indiquent que la discipline sévère et explosive mène à la violence et à la criminalité chez les enfants et que cette discipline se développe dans les familles de générations en générations.

Les chemins du crime

Les premières années sont d’une importance critique pour le développement social ultérieur de l’enfant. Les chemins de la violence se construisent souvent à l’âge de 2 ou 3 ans. Le résultat peut être une personnalité agressive pour la vie car toutes les études sans exceptions montrent que l’agression et la violence sont des traits de caractère équilibrés. Plus jeunes les agressions ont été commis, plus on tend à être mauvais à long terme. Le comportement agressif masculin est très équilibré aussi tôt qu’à l’âge de 2 ans. Chez les garçons, la stabilité des agressions augmente de la moitié de l’enfance jusque l’adolescence. Les enfants qui sont difficiles à contrôler à l’âge de 3 ans montrent une forte continuité de problèmes comportementaux à 6, 9 et 13 ans. En effet, un sérieux comportement antisocial est plus difficile à changer chez les enfants d’âge scolaire et les adolescents.

 

Bien que les tendances antisociales soient une construction stable, ces expressions sociales varient avec l’âge. A 2 ans, l’enfant typiquement antisocial montre un pauvre tempéremment et une faible empathie; à 8 ans il provoque du désordre et de la cruauté envers les animaux, arrivant au vol à l’étalage à 12 ans. Le délinquant typiquement antisocial commet des cambriolages à 15 ans; des vols et de la violence à 20 ans et l’abus de son conjoint, l’abus de l’enfant et l’alcoolisme arrivent vers 20-30 ans.

 

Farrington et West’s seminal Cambridge Study in Delinquant Development, une étude de garçons de London South de 8 à 32 ans, ont trouvé qu’un adulte incriminé pourrait être prédit lors de l’enfance. “Les enfants antisociaux grandissent en devenant des adultes antisociaux qui continuent à accroître le nombre d’enfants antisociaux”. Un comportement agressif à 8 ans prédit à 30 ans: comportement criminel, arrestations, condamnations, infractions routières (spécialement les conducteurs en état d’ivresse), abus du conjoint et utilisation excessive de la punition avec ses propres enfants.

 

Cette image généraliste est confirmée par l’étude Dunedin qui a suivi un groupe d’enfants nés en 1972 jusque 21 ans. A l’âge de 3 ans, les infirmières étaient capables d’identifier un groupe de garçons ‘à risque’ et ces derniers ont été comparés avec le reste du groupe à 21 ans. La comparaison avec le groupe ‘normal’ a constaté que le groupe ‘à risque’ avait 2 fois plus de condamnations criminelles et 3 fois ont développer une personnalité antisociale. De plus, plus de la moitié (55%) du groupe ‘à risque’ avaient comis des crimes violents contre près d’¼ (18%) pour les autres dont les crimes étaient très légers. Ceux du groupe ‘à risque’ comprennent le vol, le viol, et l’homicide. En outre, près de la moitié du groupe ‘à risque’ (47%) ont abusé de leur partenaire contre environ 10% (9,5%) pour les autres. Les auteurs concluent: “Les mères immatures avec une faible habileté et des partenaires violents ont déjà fait naître la génération suivante d’enfants ‘à risque’”.

Sculpter le cerveau d’un enfant

Les résulats de l’étude Dunedin sont expliqués par la compréhension du cerveau du bébé.

Une récente recherche neurologique montre que le cerveau d’un enfant peut être modifié de façon permanente si l’enfant est élevé dans un environnement où il est le sujet de stress intensem, de négligences émotionnelles, de dépression chronique et d’abus. A la naissance, il y a 100 milliards de neuronnes (cellules du cerveau) et 50 000 milliards de ‘synapses’ (connections). A l’âge de 3 ans, remarquablement, le nombre de ‘synapses’ augmente d’un million de milliards. Ceci est un trop grand nombre pour que ce ne soit que des gènes et nous pouvons penser que les nouveaux ‘synapses’ sont formés par l’expérience. La flexibilité dans la sculpture du cerveau d’un enfant a une énorme valeur de survie et permet à l’enfant de s’adapter à ces environnements. Il est certain que les enfants sont très sensibles à l’expérience de leur environnement. Ils ont une capacité innée pour apprendre et ils vont activement rechercher les visages humains ½ heure après leur naissance. Les ‘synapses’ sont aussi ‘hard-wired’ ou protégés par les répétitions habituelles qui impliquent de très rapides connaissances par l’intermédiaire des premières expériences de la vie. Ceci fabrique également un comportement intellectuel résistant au changement.

 

De façon significative, il y a des fenêtres spéciales du temps pendant lequel le cerveau travaille des fonctions et des activités particulières. La taille de la fenêtre est différente en fonction des activités. Chez les bébés, la formation des ‘synapses’ dans le ‘cortex visuel’ est au plus haut point à 3 mois et se termine à 2 ans pendant que ‘l’auditory map’ des enfants se forme à 12 mois. Si l’occasion de pratiquer une activité est manquée pendant la fenêtre, un enfant ne l’apprendra probablement jamais ou le savoir pourra être détérioré. La fenêtre pour le développement émotionnel peut arriver dès l’âge de 18 mois et est formée par un ‘style’ d’intéraction de la mère. Le mauvais ‘style’ peut avoir des résultats désastreux.

Les déficits émotionnels

Chez les primates, les systèmes ‘neuro-endocrine’ sont ‘tuned’ par l’intéraction entre le donneur de soin et l’enfant. De tels systèmes ressortent comme le résultat de “donner et prendre” entre la mère et l’enfant. Les bébés deviennent socialement ‘disfonctionnels’ si les mères ne répondent pas à leurs besoins. Les bébés sont florissant de santé avec des soins chaleureux, affectueux tôt. Les bébés prématurés qui sont touchés et bordés régulièrement prennent du poids plus rapidement, ont la circonférence de la tête qui tend à être plus grande et se montrent en général une plus grande amélioration. Les enfants qui ont reçu des soins très tôt ont mois de problèmes comportementaux à l’école primaire. Ils ont aussi une plus grande intelligence émotionnelle qui est une très importante conscience émotionnelle de soi même et la capacité d’identifier leurs sentiments. Leur intéraction avec les autres a tendance à être positive, saine, mutuellement bénéfique et, crucialement, non violente.

Le développement émotionnel commence à la maison dans le processus de ‘attunement’ avec le parent. ‘Attunement’ est où le parent et l’enfant fonctionnent émotionnellement en accord et où l’enfant apprend des parents que ces besoins émotionnels d’amour, d’acceptation et de sécurité se rencontre et sont réciproques. Alan Schore, suivant 10 années d’immersion dans des milliers de journaux scientifiques sur la neurologie, la psychologie et le développement de l’enfant conclu: “La première relation de l’enfant, celle avec la mère, agit comme un modèle... Elle forme de façon permanente la capacité individuelle à entrer plus tard à l’intérieur des relations émotionnelles”.

 

Par contre, manquer la rencontre des besoins d’amour, d’acceptation et de sécurité du bébé entraîne un déficit émotionnel et des bébés ‘mis-tuned’. La dépression maternelle entrave le développement du cerveau pendant que l’abus et l’hostilité maternelle à 3 et 6 mois d’âge prédisent des agressions à l’école primaire. Les enfants de mères extrêmement dépressives montrent une diminution des activités “left lobe” (associés à un état heureux, joyeux et intéressé) et une augmentation des activités “right lobe” (associés aux sentiments négatifs). Ces déficits émotionnels deviennent très difficiles à surmonter une fois la ‘fenêtre’ cruciale passée.

 

Les études montrent qu’une faible affection maternelle à 10-12 mois prévoit agressions, désobéissance crise de colère à 18 mois, une plus faible obéissance et frappant à 2 ans; des problèmes avec les autres enfants à 3 ans et se battant et volant à 6 ans. Ce qui est intéressant, c’est que la faible affection maternelle à 18 mois ne semblait  pas avoir cet effet. Ceci est compatible avec l’hypothèse qu’il y a des ‘fenêtres’ pour le développement émotionnel et que le ‘timing’ de la carence affective est important.

Couvé dans la terreur

De plus, il semble que les graines de violence puissent être semées pendant 9 mois de gestation et les deux premières années de la vie. Les bébés qui ne reçoivent pas le stimuli positif qui les fait se sentir en sécurité et protégé dans l’affection avec leur mère ou avec leur premier donneur de soin ont des distorsions dans le ‘tableau de bord’ de leur cerveau.

Les bébés élevés dans des familles violents sont couvés dans la terreur et leur cerveau peut être endommagé de façon permanente. Les cerveaux des enfants abusés sont significativement plus petits que ceux des enfants non abusés. Le système ‘limbic’ (qui contrôle les émotions) est 20-30% plus petit et tend à avoir mois de ‘synapses’. Similairement, ‘l’hyppocampus’ (responsable de la mémoire) est aussi plus petit chez les enfants abusés. Il y a également une augmentation de l’activité dans le ‘locus coeruleus’ (responsable de ‘hair-trigger alert’) comme nous pouvions nous y attendre dans les familles violentes.

 

Ceci à des implications importantes pour le niveau de crimes violents dans la société. Un bébé qui est sainement attaché à ses donneurs de soins peut réguler ces émotions quand il devient plus vieux car le ‘cortex’, la partie du cerveau qui exerce la pensée rationnelle et le contrôle, a été développé correctement. Mais dans le cas de l’enfant dont la vie a été un impact négatif, le ‘cortex’ est sous-développé. L’enfant endommagé manque d’un ‘guardien émotionnel’. Le résultat est la libération de la violence chez beaucoup de gens chez qui cela apparaît comme de la violence domestique et l’abus d’un enfant plus tard dans la vie.

 

Comment changerons nous la disposition des enfants dont les vies ont été considérées dans la nurserie comme des futurs comportements violents? La démarche clef pour atteindre ce but est d’améliorer la fonction de parent, surtout auprès des très jeunes dans les familles ‘à risque’. La formation des parents peut prévenir cela. Une intervention tôt dans l’intéraction parent-enfant est le plus efficace: par exemple, dans la première année du premier enfant quand le comportement parental n’a pas déjà été établi. Craig Ramey de l’Université d’Alabama résume ses recherches théoriques: “Les résultats sont clairs: por faire une différence, vous devez intervenir tôt”.

Le besoin d’une intervention rapide

Changer la discipline parentale peut mener à une réduction significatives des comportements antisociaux. Les études ont démontré que les conflits et l’irritabilité des enfants sont réduits quand les mères sont compétentes pour répondre de façon approprié au signal de leur enfant pendant que les autres études rapportent d’importante réductions d’enfants négligés, abusés, enceintes et ‘maternel arrest’ car les mères ‘à risque’ ont été suivies chez-elles. La formation des parents est extrêmement rentable selon une étude de Rand Corporation pendant que Browne et Herbert concluent: “Les programmes de formation des parents sont notre principal espoir... dans les familles avec des enfants extrêmement violents”. Quelque chose peut être fait pour prévenir les dommages de toute une vie infligés dans la petite enfance. Mon espoir ets que l’encadrement de Relational Justice nous aidera à prendre des responsabilités collectives pour se soucier des circonstances qui prédisposent les enfants à la délinquance.

 

 

 

George Hosking est un économiste, psychologue et criminologiste clinique. Il travail pour World Alternatives to ViolencE (WAVE) qui est dédié à la compréhension et la prévention des racines causes de violence. Wave peut être contacté à Cameron House, 61 Friends Road, Croydon CR0 1ED (tél.: 020 8688 3773) ou par email wavelimited@aol.com

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